Misanthrope. Je crois que c'est le mot que je cherche.
Le dictionnaire me le confirme:
Misanthrope: personne qui manifeste de l'aversion pour ses semblables / par extension, personne qui a le caractère sombre, aime la solitude, évite la société.
On m'a qualifié de social ou tribal, et ce dû à ma grande sociabilité et à mon besoin sans cesse renouvelé de contact humain.
Cependant, dans une situation bien donnée, le Balto que vous connaissez disparaît totalement pour laisser place à une totale copie humaine de la définition ci-dessus.
Le train.
J'aime à le répéter, et vous m'avez sûrement entendu le dire: je hais l'humanité dans les trains.
Un train est un véhicule de transport public, et c'est là son principal défaut.
D'abord on a un siège, doté d'un accoudoir, une tablette dépliante. Vous avez donc l'installation nécessaire à votre voyage. Le 1er problème majeur est le siège, l'accoudoir et la tablette dépliante situés juste à côté des vôtres, car ils laissent une opportunité à l'ennemi de s'y installer.
Afin d'éviter tout contact désagréable, vous allez devoir utiliser la ruse. Vous pouvez feindre l'endormissement, mais quelque soit la position que vous choisissez, la tête sur la table ou sur le siège, le torticolis qui s'en suivra n'en sera que plus vrai. Il va donc falloir rester éveillé et veiller à garder à bonne distance tout contact humain.
Vos voisins peuvent être occupés ou bien oisifs. Dans ce cas, ne leur laissez surtout pas croire que vous n'avez rien à faire non plus, ils pourraient être tentés de vous faire la conversation. Vous pouvez alors jouer avec votre portable (ce qui devrait vous tenir en haleine pendant 5 minutes), écouter de la musique (votre batterie va claquer dans 6 minutes), ou lire un livre. Le principal avantage du livre est qu'il occupe. Le principal désavantage est qu'il vous fait perdre votre concentration au fil du temps, et qu'au moindre signe de défaillance, un ennemi peut engager la conversation à propos de ce-dit livre.
Mon conseil est donc d'en choisir un peu connu, voir mauvais. (Pas trop, pour éviter tout abandon, et donc vulnérabilité, ou bien parce que l'ennemi risquerait de l'avoir lu.)
Cependant, l'ennemi est insidieux, et ne se contente pas de pourrir la vie de ses voisins. Suivant son entrainement et sa formation, il peut affecter jusqu'au wagon entier!
Méfiez vous toujours des faibles, de ceux qui arborent une apparence d'enfants. Les enfants sont les pires. Vous pouvez toujours essayer d'échapper à l'enfant, mais d'une manière ou d'une autre, l'enfant vous affecte, et ce faisant, vous rend moins vigilant aux autres menaces, et donc plus vulnérable. Un véritable cheval de Troie.
La stratégie de l'enfant est de commencer par une partie de GameBoyTM, le son allumé. Chaque son strident sortant de ces hauts parleurs bons marchés résonnent à vos oreilles comme un défi contre votre tranquillité. Mais vous patientez.. L'enfant est accompagné de sa meilleure défense et de sa meilleur arme: ses parents. Le parent vous empêche de prendre la GameBoyTM à l'enfant et de lui faire avaler les piles une par une, jusqu'à ce qu'il vomisse du mercure, cependant, le parent à aussi sa propre limite, et quand celle-ci sera atteinte, il va demander a son rejeton d'éteindre la console. Celui-ci pourra alors mettre en place la prochaine phase de son plan: il dira non. Ce qui provoquera une montée de la tension, puis un énervement des deux camps, les pleurs de l'enfant, et ce pour un long moment, qui ne manquera pas de vous horripiler.
Je ne détaillerais pas toute la liste d'ennemis, car elle est infinie, mais un certain type me vient quand même à l'esprit, car il est particulièrement dangereux, bien qu'il utilise la même technique que l'enfant à la GameBoyTM. Je parle de la personne âgée accompagnée de son animal de compagnie.
La technique est la même: il va d'abord faire s'asseoir l'animal (souvent un caniche nain appelé Titi) sur un siège à part, privant de son siège la seule personne qui avait l'air sympathique.
Il se contentera ensuite de lui parler sur un ton mielleux, lui sussurant des imbécilités plus énormes les unes que les autres, telles que "Alors mon Titi, t'es content d'être avec Maman? Ouiiii! Fait un bisou à Maman! Fait un bisou à Maman, allez! Ouiii!"
La moindre remarque désagréable de votre part à son égard entrainera alors des regards désaprobateurs de la part de tout le wagon, qui prendront la défense de la personne âgée, en raison justement de son âge.. L'âge est le meilleur atout de l'ennemi, ne laissez surtout pas ce facteur vous attendrir!
Voici donc la liste des accessoires à emporter pour éviter d'être importuné lors d'un voyage.
-Livre
-Boules quiès
-Nourriture pour chien, empoisonnée (type Friskies)
-Nourriture pour enfant, empoisonnée (type Friskies)
-Lunettes de soleil
-Baladeur
Au revoir, et surtout, au plaisir de ne jamais vous croiser dans un train!
mercredi 30 avril 2008
Vous n'avez jamais remarqué?
lundi 28 avril 2008
Consideration sur les dérives de ma pensée

Considérons cette petite animation bien sympa - réalisé par moi-même ! Gif animé, je te maitrise ! - considérons cette animation donc, dans quel sens vont les pointillées ? " droite, non gauche, 'fin non, euh droite, mais ils arrêtent de bouger un peu ces pointillés... "
Si on regarde à droite, ils vont vers la gauche, et si on regarde à gauche ils vont vers la droite ... les fourbes !
Cette illusion d'optique - tiré du rectangle de sélection d'excel en TP de physique - comme quoi les TPs de physique peuvent être ludique et intéressants, non je m'égare là - m'as rappelé un certain passage de la célèbre trilogie en 5 épisodes, ou plutôt un concept, disons une théorie.
Notre cerveau censure automatiquement ce qui n'est pas probable, logique, raisonnable.
Comme un nef aérospatial qui se pose sur un terrain de criquet en plein match.
Les pointillés vont à droite ? non, mais ils ne vont pas pour autant à gauche.
Seulement voilà, notre cerveau, obtus, têtu, borné et désagréablement rationnel VEUT qu'ils aient un but, alors il va inventer un sens et vous obliger à penser que ces pointillés VONT quelque part, qu'ils ont un sens dans leur petite vie de pointillés bien rangé.
Seulement voilà, il se trompe, ces pointillés ne bougent absolument pas, ils changent de couleur alternativement de noir à blanc et vice et versa.
Bien sûr ce seul caméléonisme pourra, pour certains, s'apparenter comme un but en soi, du fait de la difficulté de se changement de couleur ( si vous n'êtes pas d'accord essayez de changer de couleur aussi rapidement qu'eux).
Pour d'autres, le blanc et le noir ne sont pas des couleurs. A eux je vais gentillement dire d'aller s' assoir dans un coin et d'attendre que cette crise de schtroumpf-à-lunetisme passe.
Certes, dans l'absolue le blanc et le noir ne sont pas des couleurs, mais c'est un raccourci linguistique que je prend pour éviter d'utiliser respectivement 'présence de toute les couleurs' et 'absence totale de couleur'.
Bref, tout ça pour dire que si mon cerveau veut que les pointillés aillent à gauche alors les pointillés vont à gauche, et si mon cerveau veut qu'il n'y ai pas de nef aérospatial dans mon jardin, alors il n'y a pas de nef aérospatial dans mon jardin.
Mais ! hey moi je veux un nef aérospatial dans mon jardin ! je fais comment ?
Si la vie, à l'image de ces pointillés, n'était qu'une illusion pour nous masquer une réalité différente et qui nous semblerait bien moins cohérente.
Le nef symboliserait alors en quelque sorte les 'preuves' de cette réalité.
Nous serions prisonnier de cette illusion, avec pour gardien le temps et l'habitude, et sans aucun moyen d'en sortir si ce n'es le recul et la réflexion.
De tout façon, pas de quoi s'affoler, après tout ce ne sont que des pointillés ...
[ Attention : ce post contenait un nombre important de néologismes, il est conseillé de ne pas le lire. ]
bafa, bapafa (train-train)
8h17 ce matin, je rentre en cours de thermo, et voila qu'on m'accuse de fainéantise et de laxisme ! les faits ? Certes, j'avais à mon actif quelques 17 minutes de retard.
J'aurais peut être dû rétorquer à mon prof, "Monsieur, la vie est une suite de choix, ce matin, en rentrant du train à 7 heures 45 environ, j'avais le choix entre venir directement avec pour collocation vestimentaire cette odeur nauséabonde venant tout droit du train nuit, voiture 18 banquette 56. Ou bien prendre une douche pour éviter à mes camarades et à vous même d'affreux troubles olfactifs tout à en accumulant 17 minutes de retard" , certains dirons que j'ai pas de couilles, disons plutôt que sur le moment j'ai été déstabilisé par l'accusation fallacieuse.
(non, ce n'est pas un pari, j'ai délibérément utilisé ce mot)
Parce que oui j'ai pris un train couchette, et ce fut une aventure épique de environ 14h.
Comme tout train couchette, le compartiment jusqu'où vous guide votre billet est exactement et inéluctablement LE (seul?) compartiment qui possède tant d'avantages : un légionnaire à l'hygiène plus que douteuse tellement il se gratte le bras, jusqu'à se décoller l'épiderme, à la façon dont on gratterais un tac-o-tac gagnant, perpétuellement.
Un homme un peu bourru, à l'haleine caverneuse et qui prend à la gorge à la manière de dark vador. Et bien sûr l'homme dont on ne sait rien si ce n'est qu'il se trouve à votre place, si il s'est mis s'est probablement que quelqu'un se trouvait déjà à la sienne, qui lui même à dû être contraint de se déplacer etc ...
Certain théories expliquent que le tout formerait une sorte de chaîne unifié et que vous-même, en vous allongeant sur la banquette voisine à votre banquette originale, vous occupez la place de l'homme qui est à l'origine de toute ces complications et qui n'a pas sût lire son billet simplement.
Après s'être installé sur la banquette, aperçu que votre sac de 90L siégerait mieux au dessus de votre tête, déhanché pour monter votre sac au dessus de votre tête, enfin allongé puis endormi, bien sûr vers 3h du matin, il le fallait, vous trouvez le chewing-gum sans lequel un train couchette n'est plus un train couchette, juste au niveau du pantalon, sur une couture sinon c'est moins difficile à enlever.
Avec la ...(moment d'hésitation) nuit que je viens de décrire, j'espère que vous serez plus indulgents pour ces 17 minutes.
Précédent cette ...(moment de rehésitation) nuit, les quelques 6 heures de train qui m'ont hissé jusqu'a St Pierre des Corps, pour mieux redescendre sur Lyon, bercé par le doux cliquetis des rails que ne filtrait pas du tout la fenêtre du compartiment.
Sinon, du positif, j'ai mangé un délicieux sandwich de chez Paul, poulet pavot, accompagné d'un gâteau que j'ai dû m'y prendre à trois fois pour le finir tellement il était consistant, mais délicieux.
Tout cela ne serait pas arriver, bien sûr si je n'avait pas eu la grandiose et spontané idée de m'inscrire au bafa.
( Attention, cette phrase n'était pas ironique, j'aurais peut être dû utiliser un adjectif moins fort, telle que "bonne" ou "excellente" )
Pas de confusion, ce stage était vraiment excellent.
Genre excellent du début où j'ai retrouvé Diane, miss ascenseur, grandiose du milieu avec tellement de souvenirs à raconter, que je vais laisser à ma mémoire le temps de se reposer avant de ne risquer de les abimer.
Et bien sûr Méga-
Grandiose de la fin, spectacle improvisé, qui était bien mais pas top, le grand livre de l'animation, avec sa couverture orange et sa feuille de cannabis en gazon, et toutes ces petites références qui font sourire ( pour n'en citer que 4 : la cuisine nocturne, 1 anim' 2 jeunes et un bédo, le Peur et la Frustration, sans oublier la biscotte ).
Sur Ce je vous dis à bientôt, j'espère.
Maintenant, tu es anim', tu es grand, tu es responsable
(enfin presque)
samedi 12 avril 2008
Au lit days
Voilà, ce titre/jeux de mots franco-anglais dû à une trop grande exposition au scan - no offense ;), par ailleurs outrageusement mauvais, exprime en fait une lassitude extrême envers ces jours de vacances.
Ces heures entière que je ( suis-je le seul ? :/ ) passe au lit, matin, midi et soir, avec certaines pauses rythmé par l'ordre naturel, et parfois par d'autres volontés supérieurs d'une vingtaines d'années.
Mais surtout pendant lesquels on passe le plus clair de son temps à essayer de se convaincre que les 10 prochaines secondes seront définitivement décisives et comporterons nombre de décision importantes tels que "je vais aller réviser les 17 derniers chapitres de physique, suivi des 14 derniers chapitres de maths, et après je commencerais une thèse sur le voyage interstellaire travers des trous de ver en apesanteur alimenté par antimatière".
Malheureusement, 9 fois sur 10, ces 10 prochaines secondes se trouvent être au moins aussi monotone que les 10 dernières qui elles-même étaient au moins aussi monotone que les précédentes.
Et LA fois, la seul fois sur 10 où ma volonté prend le dessus sur la gravité en contrôlant suffisamment de partie de mon corps en même temps pour le soulever et le diriger jusqu'à mon bureau.
Cette seule fois où la raison semble prendre le dessus sur la flegme, cette seule fois où la routine pourrait changer, cette fois où ma volonté est telle qu'elle créerait une distorsion dans l'espace-temps, où pour une fois, le temps qui m'est imparti pourrait être imparti utilement.
Non, cette fois un imprévu d'une tout autre nature, un cas de force majeur, d'une importance tout autre, m'empêche de partir en quête de la connaissance et de la sagesse ...
La sortie de TrackMania Nation Forever !
P.S. L'écriture de cette article fait partie de ces petits passe-temps qui animent et occupent ces lourdes secondes de complexe décision.
P.S 2 La Lecture aussi j'imagine.
vendredi 11 avril 2008
Pensée
Je préfère ne pas me penser en tant que blogueur, mais en temps que disséqueur de futilités.
PS: Ne soyez pas claustrophobe, n'hésitez pas à descendre au sous-sol.
Road 66(6)
Concert de Nightwish. Bilan des courses, une très bonne soirée, une très bon concert, et des très bonnes tranches de fun.
Je m'explique? Je m'explique.
J'ai commencé à écouter Nightwish autour de 14 ans, j'étais alors en pleine période wawash dreadeux qui enmerde cette humanité corrompue en perte de vraies valeurs. Je ne cherchais donc aucune identité dans l'écoute de ce groupe, ayant déja trouvé une identité à copier.
Cependant, ce n'est pas le cas de tout le monde. C'est un fait qui a été suffisement signé par Catherine Dolto dans des articles de psychologie dans l'Hebdo des Juniors: à 14 ans, nombre de jeunes sont en pleine recherche d'identité; une identité qu'ils iront piocher dans les images de leur idoles. Johnny Depp a des dreads, je me fais des dreads. Bob Marley prônait la non-violence, je prône la non-violence. Cradle of Filth prône la violence, je prône la violence. Francis Cabrel p.. (non je déconne)
Ce qui me ramène directement au concert d'hier soir. Sur environ 5000 personnes, une bonne moitié ressemblaient traits pour traits à un portrait d'un "gothique" dans un livre de caricatures.
Des longs cheveux gras noirs, ou teints en noir (le blond platine fait aussi fureur, mais court et en pics). Un maquillage noir style "sanguinolent". (Pour visualiser, imaginez qu'après s'être recouverte les yeux de mascara, Demonia se vide une demi bombe lacrymo directement dans les yeux, sans les cligner.)
Des vêtements noirs, longs, en cuir. (Le T-shirt à l'effigie du groupe du concert de ce soir, ou d'un autre groupe célèbre du même genre musical, tels que Lacuna Coil, Cradle of Filth, Kreator, Dark Tranquility ou Epica) Le grand manteau de SS ou la grande veste de vampire font beaucoup d'effet.
Vous ne devez surtout pas oublier l'indispensable accessoire du gothique: le collier/bracelet à pics! (Aussi baptisé "collier à chiens") Cela montre votre appartenance à un mouvement aux idées crues et noires, symbolisées par le cuir noir et les pics dressés.
NB: le piercing semble aussi très accepté, mais le must est encore de tout combiner!
Fermez les yeux.
...
Assemblez ces éléments.
...
Vous obtenez ça.
Vous vous sentez attiré par cette apparence? Bien. Vous allez devoir maintenant passer à la transformation morale, afin d'abandonner toute positivité, toute joie, et tout sens du ridicule, afin de vous rapprocher de votre nouveau maître..
Je ne vous en dis pas plus, mais je vous conseille d'acheter mon livre:
samedi 5 avril 2008
C'est une criminelle, une criminelle sexy!
Après avoir visionné (au début avec d'enthousiasme, je vous l'avoue) Transformers, j'en suis venu à me questionner sur le cinéma.. Qu'est ce qui fait la différence entre un bon film et un film qui plait. (malheureusement, ces deux genres vont souvent mal ensemble..)
Dans un film qui plait, certains éléments se doivent d'apparaitre, sous peine de décevoir le spectateur qui s'attend à un film conventionnel et sans surprise.
Au début, on a un héros.
Américain dans deux tiers des films. Ce héros se voit confronté à une situation banale, histoire de mettre en relief sa propre banalité, ce qui ne fera que souligner son extraordinaire faculté de réaction face à une situation extraordinaire, ce qui va arriver d'ici 12 à 17 minutes.
Ensuite, on a une fille.
Tronchy. Evidemment. Au début du film, cette fille n'a que du mépris pour le héros, ce qui cette fois mettra en relief le fait que malgré ce mépris, et les tentatives désespérées du héros pour mériter son respect et son amour, ils sont fait l'un pour l'autre.
Ce qu'ils réaliseront à peu près lors du semi-paroxysme de l'action (environ 34 minutes avant le générique).
Ensuite on a un méchant.
Le méchant est en fait celui qui incarnera le film, le héros, n'étant souvent que très fade.
Le méchant, dans 4/11e des films, se venge d'un affront que le camp dont le gentil fait parfois implicitement partie (voir parfois pas du tout) lui a infligé.
Exemple type: Le père du gentil a piqué la copine, le job et le pouvoir du méchant, et ce-dit père étant décédé d'un accident de tramway, le méchant se venge sur sa progéniture innocente.
Maintenant, avec ces 3 éléments, vous avez une infinité de possibilités de scénarios. Par exemple: le méchant attaque le gentil, qui sauve la fille de la mort, ce qui lui fait réaliser que le gentil n'est pas si ringard, l'aime, mais au moment du baiser, le méchant réapparait. S'en suit la fuite du gentil, le découragement du gentil, le remontage de moral par la fille qui a foi en le gentil, et le bottage de cul final du méchant par le couple uni du gentil et de la fille.
Ce bottage de cul du méchant DOIT s'accompagner d'explosions et de musique rock, et de phrases clichés comme "Tu croyais pouvoir me battre? Prend ça!"
Après le bottage de cul du méchant, c'est la que le réalisateur peut faire son premier véritable choix au niveau du scénario: est ce que les gentils, maintenant unis par l'adversité, vont baiser?
Si oui, on peut compter un peu plus d'entrée au ciné.. Ca sera donc oui. Non? .. Si.
Ceci donc est un film qui plait. La question qui fuse alors (du moins qui devrait) est la suivante: mais alors, qu'est ce qu'un film bien? Un film qui ne comporte aucun de ces éléments? J'y ai pensé aussi, mais après réflexion, ça serait un peu simple, vous ne croyez pas?
Il suffirait alors de faire un film sans gentil et sans méchant, avec des gens laids, et sans scène de sexe pour que le film soit nommé aux Lions d'or de Venise? Trouvez moi un exemple.. Je suis sûr qu'il en existe, mais je doute que ça soit la recette magique..
Peut être que justement, il n'y a pas de recette magique pour faire un bon film.. Peut être que pour commencer, il faut avoir quelque chose à dire.
mercredi 2 avril 2008
The Matrix has you
Alice, bienvenue au pays des merveilles.
Que se passe-t-il quand, dans un cerveau comme le mien, matrices, Crysis et mécanique quantique se rencontrent ?
Pour ce qui est de Crysis vous en avez tous entendu parler, un des jeux les plus abouti graphiquement en ce moment, avec un moteur graphique à la "on s'y croirait", des explosions à la "je sens presque le souffle chaud sur ma nuque", enfin bref un truc vraiment bien fait ...
Et pourtant il y a 10 ans, 1998, on jouait à Tomb Raider 2, et ses seins étaient constitués de quelques polygones seulement et n'était pas animés d'un mouvement indépendant. ( pas encore ... )
Imaginons, dans 10 ans, on aurait droit à quoi ? Si actuellement chaque brindille d'herbe est gérée indépendamment, dans 10 ans on peut presque spéculer que chaque particule élémentaire sera animé de façon indépendante.
Presque...
Je m'explique par quelques chiffres, le corps humain est constitué de :
65% d'oxygène, 18% de carbone, 10% d'hydrogène, 3% d'azote et on va s'arrêter là.
( après on a un peu de calcium, du phosphore et du potassium etc...)
En bref ça fait pour un homme normale de 70Kg:
1712546489062500000000000000 atomes d'oxygène,
632324857500000000000000000 atomes de carbone,
4215499050000000000000000000 atomes d'hydrogène,
90332122500000000000000000 atomes d'azote.
ce qui fait un total de ... beaucoup.
donc de là a calculer le mouvement de chaque particule, il y a un pas ...
surtout si on veut un jeu multijoueur avec des décors.
Viennent s'ajouter a ces constatations, nombre de considérations philosophiquse sur la vie, le monde, sur les autres.
D'après une étude très sérieuse faite par mes collaborateurs et moi-même, la probabilité qu'on soit dans une matrice serait de environ 75%, et la date à l'extérieur est forcement postérieure à celle à l'intérieur.
Ce qui donne des 'on est tous dans une matrice régit par un moteur graphique hyper-puissant', des 'je suis le seul être conscient et tous les autres, c'est que des bots'.
Ou plus sérieusement comment savoir le nombre d'imbrications de matrice ou la date réelle en dehors de la matrice.
Oui mais...
Si on est effectivement dans une matrice, il faut alors prendre en compte la puissance de la machine qui calculerait le monde réel, elle a forcement ses limites.
Et envisager qu'a l'image du fog ou du mipmap pour les jeux, les calculs soient parfois simplifiés.
Vous avez surement dû remarquer que dans les anciens jeux, ramper dans les escaliers à l'horizontal, avec la moitié du corps dans le vide et l'autre dans le béton EST possible, ce qui ouvre des perspectives sensitives assez énorme. ( ça à quel gout le béton ? )
Simplification de calcul.
Pour éviter d'avoir à traiter les textures à l'autre bout de la carte, les jeux utilisent le fog, ou le mipmap.
l'Architecte ( ou plutôt les concepteurs de la matrice dans lequel nous serions, oui appelons-les l'Architecte, c'est fun ), L'Architecte donc, aura sûrement pensée qu'il est inutile de calculer les particules qui sont à l'autre bout de l'univers, jusqu'à ce que notre perception y arrive en tout cas.
Ainsi qu'il était probablement inutile de calculer chaque particule dans l'infiniment petit, dans le temps où aucun appareil de mesure permettait à notre perception d'accéder à cette échelle.
-L'Architecte à dû poster depuis des patchs correctifs sur le forums de développement, ce qui nous a permis de découvrir l'existence des quarks.-
Cependant on accède de nouveaux à une limite du monde physique, illustration par la mécanique quantique :
Une particule n'a pas de propriétés avant d'être observée.
Certaines particules sont lié entre elle quel que soit la distance qui les sépares, la cause n'est plus inéluctablement antérieur à l'effet ...
Ce qui est traduisible par :
Les propriétés de la particule ne sont calculées qu'à partir du moment où on l'observe et non de manière continue afin d'économiser du temps de calcul, les particules élémentaires ne serait plus ponctuelles mais relationnelles, le temps est également paramètre de la matrice.
Quelques explications, nous avons toujours pensé que les particules élémentaires était les atomes, les quarks, les molécules etc...
Mais si au lieu d'être constitué de particules, notre monde n'était qu'une vaste toile d'araignée avec des nœuds existant qu'a travers les liens qui les relient aux autres.
Des qu'on crée un lien avec une particule, par exemple en l'observant, on la fortifie, on lui donne une raison d'être de plus ...
Continuons dans notre raisonnement déviant, si le temps est paramètre de la matrice, c'est qu'en dehors de celle-ci il n'existe pas, ou différemment, les simplification n'ont alors plus raison d'être, et les aberrations quantiques non plus ...
La seul conclusion que l'on peut tirer, c'est que nous sommes dans un monde régie par des lois qui nous dépasse de loin, et qui pour l'instant ne nous laisse qu'une impression de chaos.
Après ça, on peut toujours se demander dans quel but serions-nous imbriqués dans une matrice. Pourquoi sommes-nous où nous sommes et pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ?
L'énergie calorifique que fournit l'être humain ? O_o
L'énergie que l'on fournit est lié à notre échelle temporelle, elle n'est donc probablement pas utilisable à l'extérieur de celle-ci, en dehors de la matrice.
Une étude ?
Une expérience ?
Parce que SecondLife à super bien marché ?
Du moment où l'on va commencer à déceler les limites de notre cage de laboratoire,
les Agents vont venir nous taper sur le museau pour qu'on ne ronge pas les barreaux.
Mais pour l'instant on risque fort de se trouver loin, loin de toute trace de sortie.
Et qui est l'élu ?


