mercredi 7 mai 2008

Bafadus, je vais devenir animateur et ça se voit à l'exterieur


L e B a f a
C'est 7 jours, c'est intense, c'est vif et rapide.
Un rythme super-chargé, un défi quotidien.
Une ambiance un peu spéciale, de l'inconnu à tous les coins de rue.
Des bilans, des cours, des questions.

Le Bafa, c'est pas pour les tapettes !




"Allé hop, Bilan"

C'était il y'a une semaine et demi, pendant 168 heures, 27 jeunes se sont acharnés, démenés pour obtenir ce qu'ils attendaient et espéraient tant : leur diplôme d'animateur.

Ok, je vais arrêter de présenter ça comme un camp de redressement, le bafa, c'est sympa.
Ni comme un yaourt, parce que le bafa, ça n'a rien d'un semi-liquide pâteux blanc qui contient du bafadus actif pour que ça aille mieux à l'intérieur et que ça se voie à l'extérieur.

Cela dit le bafa contient aussi des moment de stress intense aussi nommé 'Bilan', mais nous y reviendrons.

14h55 - Samedi 19
La petite voiturette bifurque vers ce petit chemin de terre, que si jamais on avait pas eu un guide avec nous on l'aurais pas vu, en direction de Giverzac, avec à son bord au moins 2 jeunes qui se préparent emotionnellement à passer leur bafa, dont un qui conduit en plus *trop d'pression*.

15h et des brouettes - même jour
C'est déjà un peu le bordel, on perd la notion du temps, on retrouve des gens, on discute, on s'amuse, on pose des bagages, on s'affale sur des lits ...
Et on est parti pour 7 jours de retour en enfance.

Un peu plus tard - même jour
Mot de bienvenu de la directrice :
"Bienvenue dans le monde de l'animation etc etc ..." , et ça commence par de la paperasse.
"Avez-vous votre demande de bourse auprès de la CAF, plus les deux photos d'identité, le livret de l'animateur à retirer auprès de jeunesse & sport, la pochette plastifiée etc etc ... "

Un rapide tour des prénoms plus tard - même jour.
Présentations succincte et vaine, on a pas retenu plus de 3 prénoms, 2 écoles et quelques jolies filles.
Ca donne quelque chose comme "Julien ... Adeline ... Ecole d'arts appliqués ... Elyne ... Insa(wouah ;p) ... Julie ... Diane ... Term S ... Premiére L ... etc etc"

Et on enchaine sur un approfondissement sur le tour des prénoms, adapté a à peu près tout les jeux possibles et imaginables ...
"On répète tous les prénoms qui viennent d'être dit plus le sien et on tourne comme ça ..."
"On lance une balle en criant un prénom et celui qui est appelé doit rattraper la balle ..."
"On dit des prénoms au pif et celui qui se trompe boit ... ah non ça je me trompe ..."
Après 30 minutes de prénomage, on commence à les retenir.
Sauf certains qui ne veulent pas rentrer !

Le premier repas c'est comme un choc.
D'abord, on à tous déjà été à Giverzac, on se rappelle tous se grand réfectoire surveillé par les deux grandes têtes de Cerfs, ses plafond vert et jaune moutarde d'un goût douteux, sa grande baie vitrée sur la forêt ...
Et bien sûr la qualité des repas.
Sans tomber dans l'ironie, on y mange exquisément bien.
Digne d'un 4 étoiles je serais tenté d'ajouter.
Le cuistot ne manquera pas de nous servir la salade périgourdine, typiquement délicieuse dés le premier repas, avec de fines tranches de magret de canard ...
Enfin bref un choc gastronomiquement positif.

Un peu comme la première nuit à Giverzac, c'est un choc aussi.
Des dortoirs de 45 personnes avec des lits à perte de vue, aligné sles uns à coté des autres ...
et 2 armoires.
Je vous passe les détails de brossage de dents et douches communes où il faut mettre ses tong a l'entrée pour pas avoir de surprise.
Dés la première seconde de lumière éteinte, une chose frappe mon regard :
L'issue de secours verte fluo qui éclaire la chambre comme un phare.
Impossible de dormir avec cette astres, autant prévoir de la crème solaire.
Aprés avoir masqué la sortie de secours - euh, je vois dans les reglementations : " sortie de secours toujours visib..." - Ta gueule! - la deuxième chose qui peut marquer, c'est la taille des lits.
On se croirait chez Bilbo le hobbit, les pieds qui sortent du lit, la tête qui touche le mur, tu te retourne sur toi-même et hop plus de couverture.
Bienvenu chez les PolyPoquette.
Et parce que j'ai pas fini de me plaindre, forcement, au alentour de 3h tu vas te réveiller et t'apercevoir que la chaleur diurne est en fait dûe au soleil : quand il se barre, elle aussi.
Tu as froid.
Position fœtale, roulé dans les draps tu pense à des palmiers et a du sable chaud ...
en vain.

( Bon, je voulais aussi ajouté que j'ai délibérément et sauvagement exagéré les fait, parce que sinon ça pourrait paraitre irréel )

Juste avant un réveil brutale - Dimanche
ZzzZzzZzzZzzZzz

Juste aprés un reveil brutal - même jour
Les yeux dans le paté et la bouche encore collée au drap ...
"mmquoi?leptitdejc'estmaintnant?"
"mmokj'arrive"

Petit Dej' Exquis, avec des croissants - exceptionnellement le dimanche, profitons-en - pour bien commencer la première journée d'animation.
La première journée : cool - déjà que y'avait des croissants - cool parce qu'on a vraiment rien à préparer, en mode gros touriste.
9mn de chants, et 200 mètres plus loin on commence les cours, les vrais, 4h assis à écouter la théorie de l'animation qui pourrait plus ou moins se résumer en deux choses :
Le sparadrap !
S - Sensibilisation
P - Préparation
A - Accueil
R - Réalisation
A - Animation
D - Déroulement
R - Rythme
A - Après
P - (sert à rien )

La courbe !
( elle ressemble à une dune, en grand manipulateur d'ambiance, on fait monter, on fait monter ... on atteint le sommet et on redescend à coup de chansons calmes, de lumière tamisée et de voix basses )

Dans le reste des cours théorique on verra pleins d'autres trucs intéressants comme:
- le rythme de l'enfant ( et le train du sommeil :D )
- la législation et les réglementations ( Bon sens ! Bon sens ! )
- La journée type
. . . etc . . .

Première journée achevé, dés demain, on commence les grand jeux et les veillées et là c'est à vous de bosser.
La pression monte, le stress atteint son paroxysme.
( enfin non, mais un peu quand même ... )

Et les jours se succèdent les uns aux autres, grand jeu, veillée, grand jeu, veillée, dans un rythme endiablé, on en voit plus le temps passer ...

En deux... non, trois ... non, en quelques mots un grand jeu ou une veillée c'est ça :
( oublie pas ton sparadrap )

La préparation sur le carrelage des douches, parce qu'on l'aime ce carrelage, il est beau, il est doux - et surtout parce qu'on a pas besoin de rallumer les lumières toutes les 34 secondes.
Jusqu'à pas d'heures, on découpe, on dessine, on affine, on réfléchit,
on planifie.
Un peu à la Ocean's Eleven, chaque mouvement est prévu, planifié calculé, le jeune ne pourra se trouver dans une situation que nous n'ayons préalablement prévu.
Les pauses, les jeux, les temps d'attentes ... tout un calcul minutieux et en général expédié en 10 minutes.


Et très ( trop ) vite viens le Jour J, l'heure H, la minute M, la seconde S ...
Enfin bref le moment M où il faut commencer le grand jeu.
Pour mettre un peu d'ambiance on à prévue un thème stéréotypé, et on se déguise, on se maquille...
Bref on rentre dans le peau du personnage, c'est fun, c'est coloré, et ça fait de belles photos souvenirs ;)

Et ça commence par une Sensi'.
Un peu loufoque - ou complètement - on raconte le début de l'histoire et c'est parti, le jeune est curieux, le jeune à envie de savoir, le jeune va suivre. "Mais c'est vrai que le soleil n'est pas là depuis 3 jours, c'est ma faute ? Ooh ! mais ... je ... je culpabilise, aidons ces pauvres indiens à invoquer les démons pour retrouver le soleil !"

Le but du jeu ? c'est de ramasser des herbes, des feuilles, des pommes de pains et plein de trucs trouvés par terre et un peu crades dans le même genre ... Tssss! non! c'est de retrouver les ingrédients de la potion pour invoquer les démons en dansant plusieurs rituels pour qu'ils nous fassent revenir le soleil.
( Pour nous adultes, banale futilités : trois pissenlit et un trefles ... Mais pour ces génies d'imagination que sont les enfants, encore non corrompu par l'adolescence et le système scolaire, ce sont des plantes rarissimes qui représentent le seul moyen de retrouver le soleil. Et c'est ce qui fait leur bonheur, et le notre. )

Ou encore parmi les autres jeux :
- Attraper les champignon (ou pas ) avant de se faire manger par un lutin ( ou pas ).
- Combattre les pirates dans des défi singulier pour aider le gentil matelot a retrouver sa princesse enlevée ( et le baiser final, c'était pas pour les 4/6 )
- Kah Lanto : une île sauvage et déserte, et vous, seuls rescapés, devez arriver à survivre et triompher contre les autres équipes.
- Récupérer tout les objet que ces vils bandits nous ont dérobés en les attrapant dans la forêt et les fouillant. ( béh, il a un piano accroché au mollet par un élastique O_o )



Héhé, le grand jeu c'est sportif, certes, et crevant, certes, et salissant aussi mais c'est aussi intellectuel !
Parce que y'as pas que des jeux brutaux et physique, il y'a aussi des jeux qui font travailler les neurones.

Jeux de Dames grandeur réel,les 13 -20- bâtonnets, le "c'est toi qui va faire couler le gobelet plein de caillasse".

2-3 énigmes ça fait du bien, ça repose, et ça permet au petit Lulu de se sentir utile parfois.

Messieurs Dames, vos enfants sont entre de bonnes mains.




<- Les grands jeux c'est aussi ça . . . Des personnages insolites et étranges, de couleurs bizarres, qui viennent du passé du futur, de loin, d'autres planète. Des ambiances différentes, en 3 minutes on se retrouve témoin d'un braquage de banque, d'un atterrissage extraterrestre,au beau milieu d'un asile, impliqué dans une guerre ancestrale ou dans un réseau mafieux, au cœur de l'action. "Cette pièce ... c'est l'enjoliveur de la soucoupe ?" C'est un peu voyage, voyage, jeu de rôle, spectacle, un peu de tout ça ... Et puis viens la fin, les gagnants gagnent et les perdants se reposent sur l'herbe en mangeant des cakes au fruits. ( d'un coté les gagnants de Kah Lanto, sur une photos plein d'énergie et d'enthousiasme de l'autre les ... ados de Kah Lanto, sur une photo ... top coool ;)
Toute l'ambiance se retrouve impliqué dans une grande scène finale, qui clos l'après-midi, la veillée, explique le pourquoi du comment, remercie de votre participation.
Et c'est le moment de retrouver le calme, de se poser 5-10 minutes, de se raconter la journée, de discuter, de profiter, de laisser des traces de maquillages sur certains et de faire manger de l'herbe à d'autres.

Mais très vite, viens l'heure fatidique, inéluctable, l'heure redouté et crainte.
L'heure du bilan.

Et sur ce je vais vous quitter, bon bilan.

Après coup, le bafa c'est plein de contact msn, des potes en plus, des stages pratiques à faire, des promesses de retrouvailles ... surtout des promesses de retrouvailles.
Et la nostalgie de quitter une ambiance quasi-idyllique, dans un cocon hors du temps.
Surtout quand on rentre en wagon lit >_<. Il me reste 2 minutes d'antenne, j'en profite pour vous dire :

Avec de tout, mais surtout des déguisements de ouf pour l'instant.
Et des infirmières, et un médecin.
Et des indiens haut en couleurs.
Et tellement plus.

"L'animation est un petit monde"

1 commentaire:

Romano91600 a dit…

Un stage bafa est kelkechose qui se vie à 200% qui apporte plein de joie et de bonne humeur, c'est kelkechose de dur mais de si cool que ca ne se regrette pas surtout quand on le passe avec des personnes formidables qui ont une imagination débordante (créer un gd livre de l'animation, mettre des chapeaux sur des cerfs ou encore mettre des affiches de bunkers...).
On y apprend beaucoup, on rencontre des gens, on fait connaissance, on s'attache et pui on doit se dire au revoir on se dit kon se revarra un jour du moins c'est se kon espere mé bon on c'est que se sera dur mé on espere kan meme.
En tout cas on en garde de trés tré bon souvenirs et aussi des chants :).
Merci a tout ce ki été présent.
Et un grand BRAVO pour ton article, il gere.
@++ tout le monde